La hantise d’avoir un utérus contractile…

Vous entendez un heureux événement ? Félicitations ! En attendant l’ arrivée du bébé, les femmes enceintes et les futurs papas se posent beaucoup de questions notamment des questions récurrentes à l’ accouchement. Si l’ utérus contractile vous taraude, détendez-vous ! On va vous détailler tout ce qu’ il faut savoir.

Qu’ est-ce donc ?

Notez bien que l’ utérus se contracte spontanément pendant la grossesse. A partir de la seizième semaine d’aménorrhée, la future maman commence à la ressentir mais il arrive que les contractions passent inaperçues. Ces contractions d’ une durée de trente secondes à une minute sont appelées contractions de Braxton-Hicks sont tout à fait normales. Ce n’ est pas un signe de travail précoce.

Toutefois, si les contractions dépassent 10 fois par jour ou sont trop douloureuses, et que tous ceux-ci se passent avant les 36 semaines, cela pourrait dire que les muscles de l’ utérus se contractent intensément. Le col pourrait alors s’ ouvrir et un accouchement prématuré peut s’ en suivre.

Il arrive que la femme enceinte confond l’ utérus contractile avec le mouvement du bébé. Notez bien que ce dernier se sent localement contrairement à l’ utérus contractile où il y a un durcissement total du ventre.

Quelles sont les causes d’ un utérus contractile ?

Un effort excessif est la principale cause d’ un utérus contractile.

L’ autre cause est une infection.

Que faire ?

Si vous soupçonnez d’ avoir un utérus contractile c’est-à-dire qu’il y a une contraction nombreuse et intense avec un ventre durci avant terme, contactez votre sage femme ou votre gynécologue.

Pour établir le diagnostic, la sage femme ou le gynécologue fera un toucher vaginal pour savoir si les contractions ont ouvert le col, enregistrera les contractions durant une heure à l aide du monitoring pour déterminer son nombre et son intensité.

Si le diagnostic est positif, selon les semaines d’ aménorrhées, il faut retarder l’accouchement le plus possible pour ne pas avoir un bébé prématuré.

Il est alors impératif d’ observer un repos pour limiter les contractions. Un alitement complet jusqu’ au terme de la grossesse pourrait être envisagé pour les cas extrêmes. En particulier, pour les femmes au col fragile.

Porter des charges lourdes et voyager en voiture sont aussi à proscrire.

Des traitements médicamenteux à savoir des antispasmodiques ou des tocolytiques sont souvent prescrits pour éviter les contractions.

Si la grossesse est inférieure à la 34ème semaine d’aménorrhée, des corticoïdes seront administrés pour accélérer la maturation des poumons du bébé.

On ne le répétera jamais assez : prenez l’ avis d’ un professionnel de la santé avant de prendre un médicament, surtout si vous êtes enceinte.

Quelles astuces pour limiter les contractions ?

– Outre le repos, boire abondamment. Les femmes enceintes n’ ont pas peur de passer leur temps au toilette.

– Prendre un bain chaud. Il a un pouvoir relaxant. D’ailleurs, c’ est un bon indicateur pour savoir si le travail est en cours. Si l’ eau chaude n’ arrive pas à ralentir ou à estomper les contractions, préparez-vous pour l’ accouchement.

– Prendre des aliments riches en vitamines B6. Sa carence peut intensifier une contraction et entraîner une dilatation du col. On les trouve dans les lentilles, les haricots, les noix, les céréales à grains entiers ainsi que les légumes verts.

Dans tous les cas, contactez la sage femme ou la gynécologue en cas de doute ou de contractions trop importantes.